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Rachetée par Match, la maison mère de Tinder, l’application de dating Hinge a-t-elle le potentiel pour évincer son maître ?

Aujourd’hui, dire qu’on a rencontré l’âme sœur à une pendaison de crémaillère ou par l’intermédiaire de bons copains ferait presque saliver les célibataires au bord de l’entorse à force de swiper sur Tinder. Le géant du dating online séduit toujours, autant qu’il fatigue. Trop d’investissement pour pas assez de résultat, trop chronophage, pas assez quali ; les critiques sont nombreuses à l’encontre de l’application. Mais aujourd’hui, le groupe Match mise sur d’autres poulains. La maison mère de Tinder a racheté l’application Hinge et compte bien investir la plus grosse partie de son budget dans cette nouvelle acquisition.

La promesse de Hinge : Design to be deleted (habile). Plus haut de gamme, plus personnalisée, Hinge se positionne comme une plateforme plus accueillante que Tinder. Le principe ? Initialement, l’algorithme ne vous mettait en relation qu’avec des personnes avec lesquelles vous avez des amis en commun sur Facebook, un peu comme si un.e pote jouait les entremetteur.euses. Ce n’est visiblement plus le cas aujourd’hui mais la plateforme mise toujours sur la personnalisation des propositions de matchs et une certaine transparence, en montrant aux utilisateurs qui les as déjà liké, un désir de jeu plus adulte en somme. L’application assume également de cibler des jeunes femmes « éduquées et citadines, en recherche de relations » (celles-ci seraient à priori sur Bumble pour l’instant).

Comment ça se présente ? L’application n’est pas encore très populaire en France, mais il est tout à fait possible de l’utiliser. À l’inscription, remplir son profil prend du temps et la plateforme demande…beaucoup d’informations ! À l’Américaine, on entre donc son genre (les possibilités sont multiples, +1 pour l’inclusivité), son orientation sexuelle, sa taille, son ethnicité, si on a des enfants, si on en veut, son niveau d’études, sa religion, ses positions politiques, on indique si on boit de l’alcool, si on fume, si on se drogue. Puis, on sélectionne les questions dont les réponses serviront de présentation sur notre profil : « Most spontaneous things I’ve done », « Facts about me that surprises people » (oui, il faut être anglophone). Il est également possible de relier son profil à son compte Instagram.

L’ambiance générale est plus proche du site de rencontre que de l’application de dating, c’est ce qui la rend rafraîchissante. Tout y est plus lent, plus réfléchi, le nombre de likes est limité, honnêtement, ça fait du bien. Après le date, on donne son feedback, pour que la plateforme améliore les prochaines mises en relation. Seul mystère : avec une approche aussi personnalisée – Hinge sait beaucoup de choses sur vous et comprend parfaitement comment vous interagissez avec les autres utilisateurs – on préférerait savoir comment sont utilisées nos données personnelles et où va toute la data collectée par l’application.

À suivre, donc.

ifeddal

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