Surnommé l’«Instagram du Porno», OnlyFans est devenu cet été le réseau social à suivre pour les internautes en quête de photos dénudées, mais aussi le site de l’argent facile.

OnlyFans n’est pourtant pas récent, puisqu’il a été lancé au Royaume-Uni en 2016. Toutefois, c’est bien cette année qu’il a vu ses audiences exploser, à la faveur d’un confinement devenu synonyme d’ennui pour nombre d’internautes.

Son principe est simple : toute personne peut décider de devenir créateur de contenu et y monétiser son influence. Le principe est alors de proposer photos et vidéos exclusives à ses abonnés, dénommés ici «Fans». En retour, ces derniers doivent souscrire à une offre mensuelle payante pour y accéder, le contenu restant verrouillé pour qui ne passerait pas par ce sésame. Il est même possible d’accéder à une messagerie privée pour échanger directement avec le créateur de contenu.

Deux millions de dollars en une semaine

Si dans les faits, OnlyFans est ouvert à tout type de contenu, aussi bien musical, humoristique ou art visuel, comme on peut le voir sur d’autres réseaux, le site britannique a été rapidement pris d’assaut par le business de l’érotisme et du porno. D’autant que les sommes réclamées ont de quoi alimenter l’appât du gain facile. Certains fournisseurs de contenu ne réclament de 4,99 euros/mois pour être suivis, mais la cote d’autres peut monter à tel point qu’ils exigent des abonnements à 49,90 euros/mois. Et lorsque l’on sait que 80 % des sommes versées tombent dans la poche du fournisseur de contenu (20 % étant la commission d’OnlyFans), les montants collectés peuvent vite devenir vertigineux. L’influenceuse Polska a notamment enflammer Twitter le 10 août dernier en annonçant qu’elle gagnait la coquette somme de 10.000 euros par mois grâce à OnlyFans.

Un chiffre qui fait rêver mais qui reste loin des 2 millions de dollars gagnés en moins d’une semaine par l’actrice américaine Bella Thorne, qui pourtant n’y publie qu’un contenu chaste. La star liée notamment à Disney a d’ailleurs souligné qu’une partie des bénéfices seraient reversés à des associations caritatives.

Plus de 25 millions d’utilisateurs

Sur son site officiel, le réseau social affirme compter plus de 25 millions d’utilisateurs dans le monde et 350.000 créateurs à suivre. Avec une monétisation florissante et qui ne cesse de monter depuis avril dernier, comptant sur une croissance à deux chiffres chaque mois.

Le secret de cette plate-forme est surtout de laisser faire les influenceurs, sans jamais les censurer. Au contraire de YouTube, Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok ou Twitter qui dépensent des fortunes pour réguler les contenus et cacher les seins que vous ne sauriez voir, OnlyFans ne bloque aucun compte. Une subtilité dans laquelle se sont engouffré plusieurs personnes (stars du porno, travailleuses du sexe…) qui ont dû rester chez elles confinées et réfléchir à de nouvelles sources de revenus.

Un nouvel eldorado qui a aussi convaincu des particuliers d’y poster eux aussi des photos érotiques pour quelques euros. Et l’opération peut s’avérer très lucrative si seulement 100 personnes vous suivent à 4,99 euros/mois, pour se faire un peu d’argent de poche. Surtout, les fans abonnés peuvent également laisser quelques «pourboires», tandis que la messagerie privée permet au créateur d’exaucer quelques souhaits pour quelques euros supplémentaires.

Un réseau encore nébuleux

Le succès aidant, OnlyFans affirme professionnaliser sa plate-forme et notamment les mesures de vérification de l’âge des utilisateurs. Si les conditions d’usage et d’accès affirment qu’il faut avoir 18 ans ou plus, plusieurs enquêtes ont montré que des mineurs étaient présents sur le site, comme l’a révélé la BBC en mai dernier.

Pour l’heure, le site réclame une double vérification de l’âge en demandant une photo d’identité, ainsi qu’un scan de la carte d’identité. Mais cette mesure serait facile à contourner en présentant par exemple la carte d’identité d’un frère ou d’une sœur plus vieux et ressemblant.

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ifeddal

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